Augmentation mammaire

L’hypotrophie mammaire est une insuffisance de volume des seins, en rapport avec un volume inférieur au volume normal d’un sein qui se situe en moyenne autour de 250 cc pour une taille et un poids “normal”.

Elle peut être la conséquence d’un développement insuffisant de la glande mammaire à la puberté, ou apparaître secondairement suite à une grossesse ou à une perte de poids.

En cas d’amaigrissement important, l’hypotrophie peut être associée à une ptôse mammaire (seins « tombants » avec malposition aréolaire).
L’augmentation mammaire est l’une des demandes les plus fréquentes en chirurgie esthétique.

S’agissant d’un acte à visée uniquement esthétique, les examens préopératoires, l’intervention, les prescriptions et l’arrêt de travail ne sont pas couverts par l’assurance maladie au sens de l’article L. 321-1 du code de la Sécurité Sociale. Seuls quelques rares cas d’agénésie mammaire peuvent parfois espérer une participation de la sécurité sociale après entente préalable.

Elle peut être réalisée grâce à 3 procédés :

  • L’augmentation mammaire par prothèses,
  • L’augmentation mammaire par injection de graisse,
  • L’augmentation mammaire composite, associant les implants et l’injection de graisse pour améliorer les contours naturels des seins.

Augmentation mammaire par prothèse

Il existe deux types d’implant, les prothèses pré-remplies de gel de silicone et les prothèses gonflables au sérum physiologique.

La majorité des implants posés en France sont pré remplis de gel de silicone de nouvelle génération dont la consistance est très proche d’un sein normal. Ces implants en silicone peuvent être de forme et de projection variable (forme ronde ou anatomique, de projection faible ou intermédiaire ou forte) et le choix de la prothèse sera à adapter en fonction de la morphologie de la patiente.

De même, plusieurs incisions sont possibles, chacune présente ses avantages et ses inconvénients :

  • Incision transmamelonnaire,
  • Incision transaréolaire sous mamelonnaire,
  • Incision hémi aréolaire inférieure,
  • Incision dans le sillon sous-mammaire,
  • Incision dans le creux axillaire.

L’implant peut être placé sous le muscle grand pectoral, devant le muscle grand pectoral ou en dual plan (bi-plan, la partie supérieure de l’implant est rétropectorale et sa moitié inférieure est rétroglandulaire).


Avant l’intervention

Dans le cadre d’une chirurgie esthétique non prise en charge, deux consultations à 15 jours d’intervalle sont nécessaires, permettant aux patientes de poser toutes les questions et de réfléchir sereinement à l’intervention.

Un interrogatoire suivi d'un examen clinique minutieux est réalisé afin de prendre en compte tous les paramètres qui font de chaque patiente un cas particulier et de décider avec la patiente du type et du volume de l’implant, du type d’incision et du type de loge à réaliser.

Des photographies et des simulations 3D seront réalisées en consultation.

Un soutien-gorge de contention sera prescrit et apporté le jour de l’intervention.

Une mammographie et une échographie mammaire pré-opératoires seront prescrites. Un bilan préopératoire et une consultation anesthésique seront réalisés au minimum 48 heures avant l’intervention.

Le tabac entraînant des retards de cicatrisation devra être arrêté 1 mois avant et 1 mois après l’intervention. Les anti-inflammatoires et l’aspirine ne devront pas être pris dans les 15 jours précédant l’opération.

Après l’intervention

Des drains aspiratifs (redons) sont mis en place et retirés le lendemain de l’intervention avant la sortie.

Les douleurs post opératoires sont en général bien tolérées et calmées par les antalgiques habituels. Elles dépendent du type de loge réalisée et du volume de la prothèse.

Le soutien-gorge de contention est mis en place à la fin de l’opération et devra être porté jour et nuit pendant 1 mois.

Il faudra prévoir 1 semaine d’indisponibilité. L’activité sportive pourra être reprise au bout de 2 mois.

Résultats

Un œdème (gonflement), des ecchymoses (bleus) et une gêne à l'élévation des bras sont fréquents les premières semaines. La qualité initiale de la peau est un facteur important pour la réussite de l’intervention.

Malgré les progrès importants réalisés par les fabricants sur les membranes des prothèses, certaines femmes peuvent développer des coques de gravité variable. La coque est une membrane que le corps fabrique autour de la prothèse. La coque peut être gênante et dans ce cas, il faudra retirer cette coque et changer les prothèses.

Après la mise en place de prothèses mammaires, une grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la patiente ni pour l’enfant mais il est recommandé d’attendre au moins 6 mois après l’intervention.

Information annexe (fiche SOFCPRE)





Pour ce qui concerne l’allaitement, il n’est pas non plus dangereux et reste possible dans la plupart des cas.

Augmentation mammaire par injection de graisse ou Lipofilling ou Lipomodelage

L’augmentation mammaire par injection de graisse est autorisée en France par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique depuis le mois de novembre 2011 sous certaines conditions :

  • Patiente de moins de 35 ans,
  • Patiente sans antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein.
  • Un bilan radiologique préopératoire complet (échographie, mammographie, IRM) réalisé par un radiologue entrainé est considéré comme indispensable, et sa normalité est le préalable indispensable à la réalisation de cette intervention.
  • Patiente s’engageant à faire réaliser un bilan d’imagerie de référence 1 an après cette intervention, si possible par le même radiologue, puis à rester sous surveillance médicale régulière.


L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et dure entre 1h et 1h30. Le tissu graisseux est prélevé à l’aide d’une fine canule d’aspiration.
Une microincision est effectuée dans les plis naturels dans une région discrète où il existe une réserve de tissus graisseux.

Avant de réaliser la réinjection de la graisse prélevée, la graisse est centrifugée quelques minutes. La réinjection du tissu graisseux se fait à partir de micro-incisions de 1 à 2 mm dans le sillon sous mammaire.

La graisse est injectée dans la glande jusque sous la peau, entre la glande et le muscle grand pectoral, dans le muscle grand pectoral, et entre le muscle et les côtes. La sortie se fait le jour de l’opération. Le résultat est naturel et définitif, il suivra les variations pondérales de la patiente.

Ce résultat ne sera pas jugé avant 6 mois, car une partie de la graisse injectée se résorbe en post opératoire.
En revanche, l’augmentation mammaire par lipofilling sera plus modérée qu'une augmentation mammaire par prothèses.

La patiente peut espérer augmenter son volume mammaire d’un ou deux bonnets (correspondant en moyenne à une prothèse de 200-250 cc).

En fonction du volume souhaité, une deuxième intervention peut être envisagée 6 mois après la première.

Photos Avant / Après (résultats à 6 mois post opératoire)



Cas 1 - Augmentation mammaire par voie d'abord sous-mammaire



Cas 2 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone



Cas 3 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone



Cas 4 - Augmentation mammaire composite par prothèses en silicone et lipofilling (injection de graisse)



Cas 5 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone



Cas 6 - Augmentation mammaire composite par prothèses en silicone et lipofilling (injection de graisse)



Cas 7 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone




Cas 8 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone




Cas 9 - Augmentation mammaire par prothèses en silicone